La Norvège

NORGINSA :  Le programme Norginsa a débuté en septembre 1990, à la demande des autorités norvégiennes qui désiraient un programme spécifique permettant de rompre avec les difficultés rencontrées par les étudiants norvégiens en France et d’acquérir, au-delà de la formation d’ingénieur, une bonne connaissance de la technologie et de la culture françaises. La première année (groupe de 12 à 22 étudiants) est précédée par un stage de français intensif de quatre semaines, l’enseignement et le programme sont entièrement spécifiques. En deuxième et troisième années les étudiants bénéficient d’un soutien pédagogique individualisé dans les disciplines fondamentales.

La Norvège et la France ont renouvelé les accords NORGInsa en décembe 2015

Capture d’écran 2015-04-22 à 13.49.28Ce que dit l’OIF dans son rapport 2014:

En Norvège Le français se maintient en quatrième position malgré le manque de professeurs et de futurs professeurs au plan national. Le français est en quatrième position après l’anglais, introduit dès le début de la scolarisation obligatoire à 7 ans avec un statut de langue étrangère prioritaire dans l’enseignement norvégien, l’allemand et l’espagnol, qui connaît depuis plus de dix ans une spectaculaire progression. L’enseignement d’une seconde langue étrangère après l’anglais est introduit au niveau de l’« Ungdomskole » (13 à 15 ans). 76 % des élèves choisissent cette option. L’apprentissage du français peut ainsi débuter à 13 ans au collège si cet enseignement est proposé. 15 % de l’ensemble des collégiens choisissent le français (entre 26 000 et 27 000 élèves). La possibilité de suivre des cours et leur volume horaire sont en effet géographiquement disparates car ce sont les municipalités qui gèrent les établissements scolaires. Ainsi, l’association des enseignants de français en Norvège (ANEF) signale que l’enseignement du français se maintient mieux dans les plus grandes villes, les établissements scolaires dans les régions les plus isolées ne proposant pas toujours le français pour des raisons de manque de ressources humaines, d’économie et de simplification de gestion. Au niveau du « Videregåenndeskole » (16 à 19 ans), l’apprentissage d’une seconde langue étrangère en plus de l’anglais est obligatoire dans les filières d’enseignement général. Dans les filières professionnelles, seul l’anglais est obligatoire. En 2012-2013, 17 % des lycéens étudient le français soit 12 000 élèves (contre 26 000 pour l’allemand et 31 000 environ pour l’espagnol). Pour les professeurs, le « Fremmedspråksenter » (Centre national des langues étrangères) et les communes organisent et/ ou financent des formations de une à deux journées dans le cadre de la formation continue. Au niveau national, des bourses encouragent la formation continue des professeurs en France. Pourtant, il y a un manque général d’enseignants du français au niveau national, ce qui implique que le français ne peut être proposé dans tout le pays. À cette pénurie font écho les restrictions imposées dans le recrutement d’étudiants dans les universités (180 places en 2013 pour 300 candidats désirant se spécialiser en français), ce qui a entraîné la disparition des études de français à l’université à Stavanger en 2010, la suppression du niveau master à Trondheim en 2011 et la suppression du français langue des affaires à Halden. Dans les grandes universités comme à Oslo, Bergen ou Trondheim, les professeurs partant à la retraite ne sont pas remplacés. Pour élargir les territoires de recrutement des étudiants de français et dynamiser la communauté enseignante, les pistes de l’enseignement en ligne et du développement de plateformes numériques de ressources en partage sont explorées, en particulier par le Centre national des langues étrangères. Du côté de la coopération française, l’actualisation des supports pédagogiques a débouché sur la mise à disposition de la plateforme Culturethèque et du site « Parlons français, c’est facile ». L’espace « Vizamonde » devrait en outre permettre de réunir une communauté enseignante francophone qui semble de moins en moins se reconnaître dans les regroupements associatifs professionnels.

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